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Les poupées sexuelles qui enflamment les réseaux sociaux…


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3 Février 2018

L’affaire des poupées sexuelles faisant actualité sur les réseaux sociaux n’est pas une pratique récente. Mais ça bombarde Facebook, whatsapp et autres sites comme si c’était un fait qui nous arrive subitement ou qui est tombé du ciel comme de la manne.



Plusieurs psychologues et psychanalystes des siècles passés se sont déjà prononcés sur le sujet en le classifiant dans les troubles de la sexualité. Alfred Binet dans les années 1880 a dénommé de Fétichisme sexuel la recherche de l'orgasme  par le biais d'objets (poupées, godemichet (faux pénis, bootleg), photos etc.) ou de parties du corps, indépendamment du coït, en prenant la place de l'organe sexuel du partenaire et se substitue entièrement à lui. Pour certains médecins, psychologues, les personnes qui adorent cette pratique sont des psychopathes sexuels. Cependant pour d’autres, cela fait partie des variations normales de la sexualité humaine même si ces orientations, en tant que fétichismes, restent irréprochables du temps que les individus impliqués se sentent bien. Un fétichiste est considéré comme malade seulement s'il souffre de sa propre addiction, et pas seulement de l'addiction en elle-même.
Il y a des critères de diagnostiques en cas que le fétichisme sexuel est considéré comme une pathologie:
 Ces critères diagnostiques présentés incluent:
·         fantasmes sexuels inhabituels, comportement et désirs perçus durant plus de six mois. Quelques fois, les fantasmes fétichistes surviennent et disparaissent d'eux-mêmes, dans ce cas, aucun traitement médical n'est nécessaire.
·         chez l'individu affecté, ou chez le ou les objet(s) de son fétichisme, le fétichisme implique une déficience ou une détresse dans des domaines fonctionnels de son existence (interactions sociales notamment).
Deux approches sont proposées en traitement:
·         La psychothérapie cognitivo-comportementale (Schémathérapie) cherche à changer l'opinion de l'individu sur son fétiche sans analyser la manière dont le fétichisme est parvenu jusqu'à lui. Cette psychothérapie se focalise principalement sur l'humeur et le comportement de l'individu qui est affecté par le fétiche en question.
·         Par opposition à la psychothérapie cognitivo-comportementale, la psychanalyse : le patient fait face à son fétiche et lorsque l'excitation sexuelle commence à faire surface, un stimuli désagréable ou contrariant peut être déclenché. Généralement, lors de pensées agréables envers le fétiche en question, une réponse inverse (soit désagréable voire douloureuse) bloque le stimuli sexuel.
Un autre moyen de traitement du fétichisme est la pharmacothérapie dans l'objectif d'une castration chimique
 
La technologie travaille sur la fabrication des poupées sexuelles intelligentes c'est-à-dire qui peuvent parler, embrasser ou simuler les sentiments et l’orgasme. Celles-ci pourront adapter leur comportement aux goûts de l’utilisateur, et lui dire ce qu’il veut entendre, mais son « intelligence » reste assez rudimentaire. Celles-ci s’appellent robots sexuels ou de manière abrégée « sexbots »
Il semble pourtant difficile de croire qu’un homme ou une femme pourrait un jour préférer une poupée de silicone faisant semblant d’exister, à un conjoint bien vivant. Préférer les sexbots aux humains risquerait de produire une sexualité automatique, centrée sur soi et absurde. Dans relation sexuelle, il y a relation et qui dit relation dit humain. Les sexbots ressemblent surtout à des « super sextoys »  qui vont au-delà de la poupée gonflable… mais qui ne remplaceront jamais l’humain. Car un robot reste un robot et n’aura jamais de cœur.

Dr Dumorney Dichmy (Doudjy)

Les poupées sexuelles qui enflamment les réseaux sociaux…


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