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WhatsApp généralise le chiffrement de son application !


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5 Avril 2016

Le très populaire service de messagerie WhatsApp, propriété de Facebook, a annoncé mardi 5 avril que l’intégralité des messages transitant par son application serait désormais « chiffrée de bout en bout », un processus qui en garantit l’anonymat quasi total. Cette technique consiste à chiffrer un message sur le téléphone de l’expéditeur, par le biais de clefs cryptographiques, et à le déchiffrer uniquement sur le téléphone du récepteur. Dans ce système, ni WhatsApp ni un intrus, pirate ou gouvernement qui intercepterait la communication, ne peut le décoder.



 

WhatsApp avait annoncé fin 2014 qu’il commençait à déployer cette technologie sur les différentes versions de son application. Ce déploiement est désormais terminé, et toutes les versions de l’application en disposent par défaut – les utilisateurs n’ont pas d’option àactiver. « Nous vivons dans un monde où nos vies sont plus numérisées que jamais », écrit l’entreprise dans un message sur son blog officiel. « Chaque jour nous lisons des histoires sur des informations sensibles volées ou piratées. Et si nous ne faisons rien, les informations d’un nombre croissant de personnes seront vulnérables à des attaques dans les années à venir. Heureusement, le chiffrement de bout en bout nous protège contre ces vulnérabilités. »

« Privacy by design »

En optant pour un système de « privacy by design », c’est-à-dire que la façon dont le service est conçu ne permet pas d’accéder aux données, WhatsApp peut éviter d’avoir à répondre à certaines demandes des autorités concernant le contenu des échanges de ses utilisateurs. D’ores et déjà, l’entreprise ne stockait le contenu des messages que le temps de les transmettre au destinataire, ce qui rendait les demandes d’accès inopérantes. Ces messages sont désormais tous chiffrés, fournissant un nouveau problème pour les gouvernements qui voudraient y accéder.
Et l’entreprise a de quoi être échaudée : en mars, le vice-président de Facebook pour l’Amérique latine, Diego Dzodan, avait été arrêté au Brésil pour « le refus répété [de Facebook] de se conformer aux ordonnances judiciaires ». Si la police n’a pas donné plus de détails, la presse brésilienne avait alors affirmé qu’il s’agissait de demandes concernant l’accès à des messages WhatsApp.
Cette annonce intervient quelques jours seulement après la fin du bras de fer très médiatisé entre Apple et le FBI, concernant le déverrouillage du téléphone d’un des auteurs présumés de l’attentat de San Bernardino. Comme beaucoup d’autres leaders de la Silicon Valley, le patron de WhatsApp, Jan Koum, avait publiquement apporté son soutien à Apple.


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