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Vivre en Haïti, c’est frôler la mort au quotidien


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18 Février 2016

Rien n’est sûr dans ce pays. Pas même la montée du drapeau. Vivre dans ce coin de terre, est le choix du vrai combattant. Ce dernier doit se battre contre l’insécurité, le non-accès aux soins de santé, le chômage, des propositions indécentes, le manque d’infrastructures routières. Ici, toutes les conditions sont réunies pour mourir toutes les soixante secondes.



Vivre en Haïti, c’est frôler la mort au quotidien
Nos routes et véhicules
Piétons et automobilistes partagent le même espace. Le trottoir, étant occupé par des détaillants, prendre la chaussée reste l’unique alternative. Ce qui revient à dire que des vies humaines sont exposées, au manque de vigilance de certains conducteurs. Que dire de l’état de certains véhicules ? Ils sont des carcasses roulantes. Ces « véhicules » circulent librement sous les yeux des agents de la Direction Centrale de la Police Routière, DCPR, sans feux avant, encore moins d’avertisseurs sonores. Et que dire des installations électriques vielles de plusieurs décennies suspendues sur la tête des citoyens ? En tout cas…
 
Des bals qui sifflent
Les bandits n’ont ni lieu, ni heure pour imposer leurs lois. Ils n’épargnent personne. Pas même les policiers. Dans des quartiers populaires, ils défient même les forces de l’Ordre. Aux abords des banques commerciales, ils guettent des clients à leur sortie, en complicité certaines fois avec des caissiers. Les bandits sont partout. Aucun corps de la Police Nationale d’Haïti, PNH, ne peut les affronter. Pas même la Brigade d’Opération et d’Intervention Départementale, BOID, qui savait terroriser la population. Qui veille sur elle ?
 
Interdiction de tomber malade
Quand on n’a pas d’argent, on n’a pas le droit d’être malade. C’est la règle générale. Les soins de santé en Haïti est comparable à un luxe rare. Dans certains centres hospitaliers d’État, se faire soigner est une affaire de clan, de rang et de nom. Presque tout manque. Même les matériels de soin de base. Gants, gaze, coton alcoolisé, c’est le patient qui les achète très souvent.  Dans les hôpitaux privés, la priorité n’est pas de sauver la vie. À moins que, dans certains cas, on ait une garantie. Ca peut être une personnalité importante et crédible. L’urgence ? On s’en fou pas mal. D’ailleurs, le prix de la consultation peut presque doubler. On risque même de mourir devant la salle d’urgence.
 
 
Ceux qui vivent en Haïti et qui n’ont pas de gros moyens financiers sont des héros. Ils côtoient la mort à chaque carrefour. Se résigner, parfois, est la meilleure décision dans ce pays. Les autorités ont tendance à se boucher les oreilles et laissent les citoyens se plaindre, croupir dans la misère la plus abjecte. 


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