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Un festival pour honorer la mémoire d’Azor


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16 Juillet 2015

Maestro, chanteur, tambourineur de son groupe musical Racine Mapou, Lenor Fortuné, dit Azor, a laissé ce monde. Le tamtam trépidant de sa musique et la chaleur de sa voix éraillée résonnent dans le cœur de ses sambas et de ses admirateurs. Décédé le 16 juillet 2011 en plein cœur de la fête de Saut-d’Eau, Azor, trésor national, a fait vibrer le frémissement de son âme artistique dans le roulement du tambour.



Un festival pour honorer la mémoire d’Azor

Le ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique (MJSA), à travers la Direction de la plage publique d’Haïti, organise les 18 et 19 juillet 2015 sur la côte des Arcadins, un festival pour honorer la mémoire du tambourineur Lénor Fortuné, dit Azor. L’initiateur de cette activité, Jean Sony Zularion, dit Sony Bel Anfòm, a salué la mémoire d’Azor, décédé le 16 juillet 2011 alors qu’il participait à la fête du Mont-Carmel à Saut-D’Eau. De l’avis de Bel Anfòm, « Azor est un patrimoine national. Avec son tambour, il a pu faire vibrer des gens de différentes nations. Artiste modèle, il a su faire des disciples avant de quitter ce monde ».

Une exposition des œuvres d’Azor sera proposée au public durant ces deux jours de commémoration. Question de se réapproprier l’œuvre de ce percussionniste qui a marqué, à sa manière, la musique racine dans notre pays. Des courses de bateaux et de « bwa fouye » sont également prévues dans le cadre de cet hommage posthume. Différents groupes y prendront part durant ces deux jours de commémoration, dont Racine Mapou , Racine Kanga de Wawa, Koral la de Sò Anne, Simbi Roots, Soul Rasta, Raram no limit, feront vibrer vaksin, bambou et kòn pour saluer la mémoire d’Azor, le tambourineur exceptionnel.

Il faut souligner que durant toute sa carrière, Azor a interprété la musique traditionnelle ou racine pure, c’est-à-dire sans arrangement moderne ni instruments électriques. Le groupe a déjà publié sept albums, dont « Samba move » en sept volets (2000 à 2008) et «  Kreyol Jazz in Japan », et a entrepris plusieurs tournées à l’étranger, dont neuf au Japon. Un documentaire sur son parcours, « Haïti, cœur battant », réalisé par Carl Lafontant, a réussi le pari de conserver l’authenticité de la musique traditionnelle. À travers des images vivantes, l’on redécouvre un Azor qui célèbre les loas vaudou, chante l’attachement aux racines, commente les épisodes de la vie politique et autres querelles artistiques. Il nous fait découvrir la voix de cet artiste au timbre caractéristique des prêtres vaudou qui a portéa au-delà de nos frontières le flambeau de la culture haïtienne.


Par Schultz Laurent Junior



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