Connectez-vous S'inscrire
TapTapMag.com

« Soixante ans du Compas : Bilan et perspectives »


Notez
14 Juillet 2015

Une rencontre-débat s’est déroulée le samedi 11 juillet, à quelques jours du 26 juillet, date de la prestation et du baptême du rythme Compas direct, créé en 1955, par le grande maestro Nemours Jean-Baptiste, sur la place Sainte-Anne, dans le quartier de Morne-à-Tuff de Port-au-Prince.



« Soixante ans du Compas : Bilan et perspectives »

Sous la baguette d’Ayiti Mizik et de l’Association haïtienne des professionnels de la musique, une table ronde a été organisée sur le thème « 60 ans du konpa : bilan et perspectives ».

Il est difficile de se prononcer sur un bilan du Compas direct, genre porteur d’espoir à sa création et qui, depuis les années quatre-vingt, semble aller à la dérive. Si les professionnels de la musique ne font rien, ce genre musical, d’ici dix ans pourrait tomber dans l’oubli.

Ils étaient environ une cinquantaine d’animateurs, musiciens, preneurs de son, producteurs, économistes à répondre à l’appel d’Ayiti Mizik.

C’est le président de l’Association haïtienne des professionnels de la musique, Eddy Renaud, qui a prononcé le discours d’ouverture.

Apres avoir fait observer une minute de recueillement à la mémoire des musiciens décédés ces derniers jours, il a dressé un bilan mitigé du Compas direct qui, selon lui, a perdu de sa fraîcheur. Il a regretté notamment les points négatifs du compas dans les bals.

Eddy Renaud a souligné les variétés qui n’existent plus entre les groupes musicaux. Point de différences entre eux, contrairement avec Les Difficiles, Les Gypsies, le Bossa Combo, Les Loups Noirs, Les Fantaisistes, le Tabou Combo, etc., qui avaient fait leur apparition au cours de l’année soixante.

Depuis Montréal où il vit, le parolier Ralph Boncy a fait un survol du Compas Direct depuis sa naissance en 1955. Il a parlé des origines du Compas Direct, de sa création et du rythme, de son évolution.

Ralph a souligné que le rythme Compas direct a un père qui s’appelle Nemours Jean-Baptiste et il est incontestable. Mais ce rythme n’est pas reconnu encore par les instances internationales comme l’Unesco, a fait remarquer le musicien Albert Chancy, lors d’une intervention.

Plusieurs personnalités ont parlé en termes élogieux du compas. Le maestro Jean Jean Pierre a présenté plusieurs rythmes que Nemours Jean Baptiste, en bon stratège, a essayés avant d’adopter le Compas direct. Il regrette que les batteurs négligent le « kata » dans les morceaux, ce qui enlève un peu de l’essence du rythme.

Est-ce que le Compas direct est un dérivé de Tipico ou de Conjunto International, deux orchestres dominicains ? Ce qui est certain, c’est que Nemours l’a agrémenté d’un peu de troubadour.

Bobby Denis, preneur de son, a fait remarquer comment le compas a fait danser les Antillais qui, plus tard, adoptaient ce rythme pour l’appeler « Zouk ».

Des musiciens comme Joseph (Ti Djo) Zenny, Alex Abellard, Robert Martino, Patrick Handal, Joël Widmaier ont abordé les différentes générations qui ont traversé le Compas direct depuis sa création en 1955.

Dans l’après-midi, un panel thématique a été formé sur la décision finale à prendre tant sur la forme que sur la route à suivre pour assurer la survie du Compas direct, face à la dérive que constatent les intéressés.


Par Walcam



AUSSI Sur TapTap Magazine
< >

Mercredi 30 Novembre 2016 - 00:13 Rutshelle sur la terre de Mandela pour chanter Haïti


Publicité







Facebook

Publicité