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Réginald Louissaint Junior et les hôtels de luxe


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13 Mars 2015

Depuis 2010, la ville se reconstruit. Les hôtels de luxe sortent de terre : Marriott, Oasis, Best Western... Dans le cadre de l’exposition Notre regard – qui s'est déroulée récemment à la Fokal, au Centre d’Art et au Mémorial du Parc de Martissant –, Réginald Louissaint Junior – notre septième photographe – s’est arrêté sur les détails de ces demeures somptueuses. Plutôt jeune dans le monde de lumière, il publie dans Le Nouvelliste, Ticket et Nou Live Magazine...



« Derrière ma caméra, je touche le ciel. Mais au
début, travailler dans des zones de non-droit me
faisait peur. »
Le Nouvelliste : Comment est-elle venue vers vous la
photographie ?
Réginald Louissaint Junior : Dans une séance de
vidéographie. Nous sommes en 2009. J’essaie de
mieux comprendre le concept "trame par seconde" et
je réalise du coup qu'une seconde de vidéo n’est autre
qu’une suite d’images fixes. La passion me gagne.
Depuis, je suis des cours en ligne, participe à des
ateliers à la Fokal…

L.N : Membre du collectif 2 Dimensions, avez-vous
donc une définition personnelle de cette écriture de
lumière ?
R.L.J : Un moyen de toucher le ciel. À défaut d’être
astronaute, j’ai choisi de pratiquer cet art. Pour citer le
feu photographe humaniste français Henry Cartier
Bresson, « Photographier est une attitude, une façon
d’être... » Derrière ma caméra, je suis seul. J’invente
un monde, je vis mieux mon imaginaire.
L.N : Vous êtes attiré par le portrait. Vous rêvez de
faire de la photographie un métier, d’exposer vos
travaux à travers le monde. Avez-vous des modèles ?
R.L.J : Ils ne sont pas nombreux. Les portraits du
photographe américain Steve McCurry me fascinent.
Pour leur passion, leur discipline et leur imagination,
j’apprécie le travail de Carol Guzy, Henry Cartier
Bresson, Philip-Lorca diCorcia…
L.N : Revenons en Haïti. Quel a été le point de mire de
votre objectif dans le cadre de l’exposition « Notre regard » ?
R.L.J : Les hôtels de luxe. Après le séisme du 12
janvier 2010, plusieurs gratte-ciel se sont élevés dans
différents endroits de la zone métropolitaine. Mon
travail consistait non seulement à exhiber leur luxe,
mais aussi leur côté feutré, ce contraste qu’ils offrent
avec les quartiers avoisinants.

Martine Fidèle
martinefidele@lenouvelliste.com


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