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Phénomène du Zokiki: Un fléau ou tout simplement la mode?


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7 Septembre 2015

Depuis quelque temps, le phénomène social zokiki ne cesse d’attirer l’attention de plus d’un et prolifère continuellement. Cette délinquance juvénile, farouchement combattu par l’ex commissaire du gouvernement “ Jean Rénel Sénatus ” dit “ zokiki ”, semble prendre de l’ampleur de jour en jour à tel point que parfois on se demande si ce phénomène social est un fléau ou tout simplement la mode?



On dit souvent que l’amour n’a pas d’âge, cela est vrai d’une part mais cependant, la loi voit d’un mauvais œil ce type d’amour où la fille est mineure et l’homme beaucoup plus âgé. En effet, la loi définit cet acte comme étant du viol mais les faits nous laissent penser que presque tout le monde s’en balance de cette norme car partout dans le pays, on voit surtout des hommes qui sont en relation amoureuse avec des gamines qui pourraient être leur fille voire leur petite-fille. C’est ce phénomène social  qui est vulgairement dénommé “ zokiki ”.

Sur cette terre la misère domine et, de nos jours, les jeunes gens ne veulent point souffrir, ils sont tous en quête de confort financier immédiat; ce qui explique très bien cette tendance. Les jeunes filles surtout, ont recours à ce type de liaison pour pouvoir y arriver, ayant leur corps et leur beauté comme appât. À titre d’exemple, on voit si souvent des jeunes filles allant à l’école si maquillées qu’on dirait même qu’elles vont participer à un concours de beauté. Les hommes beaucoup plus âgés, qui ont pour la plupart marre des femmes mûres sont toujours affamés de chairs plus fraiches, ne font qu’une bouchée, notamment que beaucoup d’entre eux sont financièrement aisés. En bref, ils procèdent par un troc, ces jeunes filles leur donnent leur corps et de leur côté, ces hommes leur donnent de l’argent de temps à autre. Certains d’entre eux vont plus loin en payant l’écolage de la fille et soutiennent sa famille sur le point financier.

 


Croyez-le ou non, ce type de relation amoureuse existait depuis d’antan, mais cependant, il s’est beaucoup répandu après le séisme du 12 janvier 2010. Cette terrible époque où il y a eu une montée en grossesse précoce et en viol dans la capitale. Qui sont donc les responsables de cette débauche populaire?

Il serait admis de dire, au premier abord, que les parents y jouent un rôle important car beaucoup d’entre eux n’ont pas pris la peine de faire l’éducation sexuelle de leurs enfants, surtout les plus concernées, à savoir les jeunes filles. Encore pire, certaines mères encouragent leurs filles à se livrer à tout homme pouvant leur donner de l’argent pour pouvoir enfin sortir de la misère. J’irai plus loin en affirmant que beaucoup de mères reposent leur espoir sur les épaules de leurs filles car la femme reste et demeure la plus grande faiblesse de l’homme.

Le gouvernement joue un rôle primordial dans cette dérive sociale car en affichant un comportement tellement exécrable que finalement les jeunes se sentent dégoûtés et désintéressés à la relève tant espéré du pays. Un pays où il n’y a pas de travail, pas de structure pouvant encadrer les jeunes, où la maxime est: “ Naje pou soti ”; C’est normal que les jeunes veulent à tout prix éviter cette misère prochaine surtout dans une société où l’on admet “ se rezilta ki konte ” (c’est le résultat qui compte), peu importe le moyen employé pour y parvenir.

Cet article se révèle donc insuffisant car il y a tant de choses qui entrent en cause dans cette étude. Ce sujet nécessite des débats entre intellectuels, sociologues et politiciens car ce fléau ou cette tendance nous concerne tous. En effet, le pays a besoin des enfants et les jeunes pour assurer sa relève car depuis fort longtemps, il est en lambeaux. À observer la jeunesse actuelle, surtout sous l’influence de la société, on se demande sincèrement si il y a moyen d’espérer un changement radical.

 

Marvens Christian Clériné
Email: marvensclerine@gmail.com                                                                                                               
Facebook: Chris Marvens

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