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New York: adieu cabines téléphoniques, bonjour bornes wifi


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30 Décembre 2015

A New York, les téléphones publics à l'ancienne vont bientôt disparaître. La mairie a en effet entamé cette semaine leur remplacement par des bornes wifi à très haut débit. Intégrées dans un mobilier urbain design, 500 stations seront installées d'ici juin, et à terme, 7 500 dans toute la ville. New York disposera ainsi du plus puissant et plus étendu réseau internet public du monde.



A Manhattan, l'angle de la troisième avenue et de la 15e rue n'a aucun intérêt particulier. Pourtant, de passage en ville, Adam a fait le détour. Pourquoi ? Parce que c'est là qu'est installée la toute première borne wifi publique à haut débit de la ville, appelée LinkNYC.

Malheureusement, non seulement le service n'est pas encore activé, mais l'intrigante machine, un monolithe fin et élancé, est encore dissimulée sous une couverture plastique.

« J'ai lu ça sur internet, et je voulais voir à quoi cela ressemble en vrai, tant pis, regrette Adam.En tout cas, on ne peut pas arrêter le progrès technologique. Et ceux qui sont contre cela, je pense qu'ils ne cherchent pas à voir les bénéfices qu'il y a à en tirer. »

 

Des questions en suspens

La borne permettra de se connecter dans un rayon de 45 m, mais offrira aussi l'accès à de nombreux services grâce à un écran tactile intégré, et la possibilité de téléphoner gratuitement dans tout le pays. « Cela va rendre le wifi accessible à ceux qui n'ont pas de smartphone, qui n'ont pas les moyens d'utiliser internet régulièrement. » 

Certains s'inquiètent toutefois : un tel réseau pourra-t-il être bien protégé contre les attaques de pirates informatiques, ou simplement de vandales urbains ? Et surtout, quels seront les effets sanitaires d'une infrastructure quadrillant intégralement la ville ?

Un passant signale qu'on est déjà cerné, et que même les voitures sont désormais souvent équipées. Enfin, au-delà des affichages publicitaires sur la borne, des craintes concernent l'intrusion commerciale dans les téléphones de ceux qui se connecteront. Car si le service est gratuit, ce nouveau support est censé rapporter à la ville 500 millions de dollars de recette en douze ans.

 Grégoire Pourtier RFI



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