Connectez-vous S'inscrire
TapTapMag.com

NOUVELLE TENDANCE EN HAITI: LE PHONOMENE DJ CHEZ LES JEUNES


Notez
3 Juin 2016

Ce n’est plus étonnant aujourd’hui de remarquer des tas d’affiches de programme où l’on mensionne des DJ avec des noms banals et méconnus. Dans les rues de la capitale, inutile d’en parler. On assiste de nos jours à un raz-de-marée de DJ partout sur le territoire et qui ne cesse de proliférer. Comment comprendre ce phénomène ?



NOUVELLE TENDANCE EN HAITI: LE PHONOMENE DJ CHEZ LES JEUNES

Des jeunes écoliers, des adolecents, des « Ti Jèn » attrappent le virus du DJ de plus en plus en Haïti. Dans chaque quartier, il est très probable de trouver au moins un DJ en herbe, des fois on peut en trouver 4. En général, ce sont des jeunes qui sont tombés amoureux de ce domaine et qui n’ont pour seul matériel leur ordinateur portable. Ils font tout leur effort pour se faire remarquer et pour gagner de l’argent généralement dérisoire (un Hyppolite pour un programme, dans le language commun).

Merci à Virtual DJ pour avoir donné accès à tout le monde de devenir DJ et ceci même sans réelle aptitdue ni formation ; tout ce qui vous suffit d’avoir c’est un ordinateur portable. Ainsi, ces jeunes profitent de cette facilité partielle pour pouvoir enfin intégré le mouvement. Certains le font pour devenir un « atis », d’autre pour se faire des nanas mais cependant certains le font par réel amour et veulent donc réussir leur vie à l’aide de ce domaine, mais dommage…

En effet, les gens ne s’intéressent pas vraiment à aller voir jouer des DJ novices, inexpérimentés et méconnus. C’est pour cela qu’ils ont du mal à progresser. D’autant plus, les promoteurs n’affichent que les DJ renommés car ces derniers attirent beaucoup plus de monde et ça rapporte donc beaucoup d’argent.

Les DJ renommés sont peu tolérants à l’égard de ces DJ en herbe car ces derniers ont une facheuse tendance à vouloir devenir des rivaux. Par conséquent, il y a trop de DJ pour un marché qui est déjà très étroit.

Sans de grands efforts, on ne peut espérer un mouvement DJ mieux adapté aux attentes du domaine. Comme par exemple, créer des écoles où l’on apprend le DJ sur tout le sol national (le DJ Gmix the funcky a fait un effort car il détient sa propre école de DJ). On pourrait également imposer aux DJ novices de jouer uniquement sur des denons ou sur un logiciel plus professionnel comme Serato.

A un moment où le pays a besoin de jeunes gens compétents, honnêtes et dévoués pour assurer la relève tant éspérée du pays, certains préfèrent s’évader de la réalité pour se cacher derrière des rêves de célébrité et de richesse qui sont souvent illusoires et chimériques dans un domaine dominé par des gens non intellectuels et qui diffusent des messages souvent obscènes. Telle est la réalité du phénomène DJ en Haïti.
 

                                                         Marvens Christian Clériné

                                                         marvensclerine@gmail.com

                                                                          



AUSSI Sur TapTap Magazine
< >

Mercredi 7 Décembre 2016 - 13:34 Adieu Black EZ !


Publicité







Facebook

Publicité