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Leslie François Manigat bien vivant à l’INAGHEI


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8 Juillet 2015

Pour commémorer le premier anniversaire de la mort de Leslie François Manigat, le décanat de l’Institut national d’Administration de Gestion et des hautes Études internationales (INAGHEI) organise une quinzaine de manifestations culturelles en son local. Lancées le vendredi 26 juin dernier, date marquant son décès, les activités consistent entre autres en des conférences et des prestations artistiques.



Leslie François Manigat bien vivant à l’INAGHEI

« Un devoir de mémoire »

C’est pour « rappeler aux étudiants leur source » et « rappeler aux autres également leur modèle » que l’INAGHEI a pris l’initiative de rendre hommage publiquement à Manigat, un an après sa mort. «  On n’a pas voulu rester indifférents. On a voulu, pratiquement, en tant que légataires, héritiers de cette œuvre qu’il a initiée, commémorer sa mémoire par des manifestations culturelles, des conférences, des chants et autres activités », a expliqué le professeur Robert Joseph, doyen de l’institut. « C’est comme un devoir de mémoire envers Leslie F. Manigat, étant donné que nous nous considérons comme les héritiers de cette œuvre immense »,  a-t-il renchéri.

 

Manigat dans toutes ses facettes

Il s’agit essentiellement de camper l’homme, Leslie F. Manigat sous les différentes facettes de sa vie : l’intellectuel, le professeur, l’écrivain et le politique. Les thèmes retenus pour les conférences sont choisis par les conférenciers eux-mêmes, en fonction de leur compréhension du personnage, avec aussi des exposés d’ordre général.

Selon la programmation diffusée dans la presse, le professeur Patrice Dumond présentera le lundi 7 juillet « Manigat : Un regard subjectivo-objectif ». L’historien Pierre Buteau confèrera, le jeudi 9 juillet, sur « Leslie Manigat : un intellectuel dans l’espace politique », pour tenter de concilier les contradictions entre sa carrière intellectuelle fulgurante et son parcours politique désappointant. Les responsables ont tenu à préciser que d’autres  séances peuvent s’ajouter instamment à ce calendrier.

 

Les étudiants se mêlent de la partie avec beaucoup d’enthousiasme. Ils ont été nombreux à participer à la cérémonie inaugurale de la soirée du 26 juin et ils s’engagent à prendre part à toutes les assises. « Pour chaque étudiant, Manigat est un modèle intellectuel », croit Jeff Morose, le président du comité des étudiants, impliqué aussi dans l’organisation de ces activités. De l’avis de Jean Edwige Petit-Frère, étudiant en sciences politiques,  ces conférences permettront aux étudiants de mieux appréhender non seulement la personnalité, mais aussi, ses écrits, ses œuvres. Toutefois, il regrette qu’il n’ait pas des intervenants à présenter une analyse critique de Lesly F. Manigat, contre ceux qui ne font que l’apologie du personnage, juste pour établir l’équilibre.

 

Père fondateur de l’INAGHEI ?

La paternité de l’INAGHEI est bien souvent attribuée à Manigat, à tort ou à raison. Robert Joseph, vingt-cinq 25 ans d’enseignement à l’institut nous a retracé son histoire. En vrai, Leslie Manigat a créé en 1958, alors qu’il était à la tête du ministère des Affaires étrangères sous le régime de François Duvalier, l’École nationale des hautes études internationales (ENHI) qui enseignait à cette époque seulement les relations internationales pour former des diplomates haïtiens. Plus tard, les premiers étudiants diplômés allaient transformer l’école en 1974 en l’INAGHEI sous l’instigation de Gérard Dorceli, encore en vie. Avec la coopération canadienne, ils ont construit le bâtiment, révisé le programme en y transplantant la section administrative de la faculté de Droit et en incluant un département de gestion, puis de sciences comptables.

 

Pour immortaliser Manigat

Décidément l’INAGHEI, ne veut pas laisser mourir la mémoire de Manigat.  Au terme de cette quinzaine commémorative, la bibliothèque sera baptisée « Bibliothèque Leslie François Manigat », selon ce qu’a révélé le professeur Robert Joseph. Une annonce que les étudiants ont acclamé allègrement. Aussi, est-il envisagé de placer le buste de Manigat dans l’immeuble. Un doctorat Honoris Causa posthume ?  Un Centre de Recherche? Beaucoup de gestes temporels,  pour immortaliser Manigat.

Obed Lamy



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