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Haïti : de retour sur la route des vacances


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4 Mars 2016

Jadis la coqueluche des destinations soleil, Haïti renaît de ses cendres après de longues années à être désertée par les touristes. Son peuple des plus chaleureux, ses magnifiques plages et sa culture si riche ont de tout pour plaire.



Haïti : de retour sur la route des vacances

Nous commençons notre semaine en Haïti par deux journées à Port-au-Prince, afin de prendre le pouls de la capitale vibrante. Nous séjournons au chic hôtel Karibe, situé à Pétion-Ville, la banlieue bourgeoise de Port-au-Prince. Bordé d’arbres immenses, cela nous donne l’impression de loger dans un grand jardin paisible.

Nous en profitons pour visiter le marché en fer, construit en 1891 et monument emblématique d’Haïti, le Musée du panthéon national haïtien (MUPANAH) et le musée d’ethnologie qui expliquent l’histoire captivante du pays et l’importance du vaudou dans la culture haïtienne. En soirée, nous nous rendons à l’hôtel Oloffson pour voir le spectacle de RAM, ce populaire groupe de « mizik razin », aussi connu sous le nom « vodou rock ‘n roots » qui y joue tous les jeudis soirs depuis plus de 25 ans. Il doit bien y avoir une douzaine de musiciens sur la scène et la trame sonore est si parfaitement rythmée qu’il est impossible de ne pas danser du début à la fin du spectacle.

Notre tournée de la ville se poursuit le lendemain à la rhumerie Barbancourt, possiblement une des plus grandes fiertés nationales. Nous demeurons dans la thématique de la plante sucrière et prenons notre diner en plein air au Relais du Chateaublond, au Parc historique de la canne à sucre. Un groupe de « twoubadou » divertit notre repas de leur charmante musique. Sur place, nous visitons la petite exposition qui raconte l’histoire de sucre et donc, de l’esclavage depuis l’arrivée de Christophe Colomb en 1492 jusqu’à son abolition en 1791. Il est impératif de connaître ce sombre chapitre de l’Histoire.

Nous visitons ensuite le village de Noailles, où est taillée la multitude d’œuvres d’art en fer découpé qui embellissent le décor des hôtels, des restaurants et des bars, ici. Les pièces sont faites de barils de métal récupéré, aplati, découpé, gravés et parfois peints à la main. La forme d’art est si importante, qu’il n’y a pas moins de 400 artistes et 95 ateliers dans le petit village.

Nous poursuivons notre route jusqu’à la Côte des Arcadins, situé à environ 1 h 30 au nord-ouest de Port-au-Prince, pour passer le reste de notre séjour au nouvel hôtelRoyal Decameron Indigo Beach Resort & Spa, inauguré en décembre 2015. Sur les six complexes hôteliers présents dans la région pour l’instant, c’est le plus grand, avec ses 380 chambres, dont 350 ont une vue sur la mer. Autant il y a une foule d’activités à faire sur le site, notamment grâce à l’équipe de LOOKÉA – l’équivalent des G.O. du Club MED –, deux excursions sont incluses dans le forfait, afin d’encourager les voyageurs à découvrir les environs.

D’une part, nous nous rendons à Kay Piat, en traversant de nombreux petits villages pour rejoindre une délicieuse plantation de cresson, munie d’un bassin d’eau fraiche. L’idéal pour nous rafraichir après 1 h 30 de marche plutôt intense. D’autre part, nous visitons le Musée Ogier-Fombrun, une ancienne plantation sucrière, racontant une fois de plus l’histoire amère du sucre en Haïti. Nous terminons notre excursion sur une note plus douce, à l’hôtel adjacent au musée, Moulin sur mer. Nous y délectons un dernier plat de griot – porc frit – et bananes pesées, ainsi qu’une ultime bière Prestige en chemisette – si froide que la bouteille est couverte de givre. Bon bagay!




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