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Haiti, Transports communs ou casseroles communes


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9 Juillet 2015



“Pss!! Haut Turgeau!”

“Moto, lagem Pòtay !”

Se déplacer dans un pays comme le nôtre ?… humm !!! Chaque Haïtien a son propre moyen de locomotion : les bekann, les chevaux, les « Vitiello » modernisés en « BM double pieds », les « Bourrik ». Tous « Ecolo » sont, à présent, remplacés par de vieilles carrosseries ambulantes : nos fameux taxis ou tap-tap ( bogota) : ORNI( Objets roulants non identifiés )en état (debri-yete) et plus récemment de ces  redoutables tueurs,  malheureusement dangereux et désagréablement  nombreux, : les   taxi-moto.

Souvent, timoun kou granmoun, prennent un bon sèso ou acceptent d’être convertis en sardines dans les ORNI ou sur les motos. « En veux-tu, en voilà » : des ti rikiki coincés entre deux gros breng,  une mémère jouquée entre le chauffeur et un parent ou,  mieux encore, toute « la familia » de sept membres (ou plus) avec trois bébés dont un d’entre eux est fièrement assis avec ses lunettes de soleil sur le « guidon », aux anges et totalement inconscient comme son géniteur/chauffeur, de la dangereuse précarité de sa position ….Se pa fot mwen … Il faut bien caser tout le monde, et en kite melem …Les motos valsent entre les voitures et filent « fyiooouuuuu » dans une lunette….CcckkKriiiiiisssss….. BooOOOwwww ! Aksidan ! Lobey ! Moun Mouri.

Bien sur chaque « Koukouy » aurait du éclairer son chemin, surtout quand les responsables de l’ordre sont absents, inactifs. Réalité tèt chaje, liée au lese grennen, au manque de formation des chauffeurs ou des policiers devant assurer l’application des règles…  Si les choses sont ainsi maintenant … et dans cinq ans ?  J’imagine mal  mes enfants grandir et vivre dans cet environnement  de chauffardsderegle, tenaillés par le « ti kob jounen an ». Essayez donc de les raisonner, ils vous répliqueront tout simplement que  « le colon  guettait  votre mère »  en continuant leurs routes.

Motos filantes, Bogota-boite-de-sardines, tap-tap !!! On n’en finirait pas. Que dira-t-on des Kamyon Mac à la face défigurée, leurs carosseries penchées yon bòy ap taye yon brodè, prèt pou chavire ;mais chargées « kou legba » qu’ils sont, plutôt euuh… Difficile ! Généralement,  ils atterrissent, au bout de nos routes en pente sur les malere Kap chache lavi,  nan move pozisyon, puisque non inspectés, leur défaillance mécanique est « à couvert », par  ce soi-disant service d’inspection routière qui ne manque pas de venir parader à ces moments-là. À propos, ce service d’inspection fonctionne-il encore en Haïti ? J’aimerais bien le savoir.

« Où vons-nous » (comme l’eut à s’écrier l’un de nos modernes parlementaires) dans ce pays ?  Sans respect des règles et applications des lois qui existent. Oui SVP ! Comment élever un enfant dans un contexte pareil ?

Le pire est que les premiers à enfreindre  les règles sont toujours les premiers à demander des comptes au système. Mesye dam, faudrait commencer par apprendre à respecter les lois de la rue avant de revendiquer !

La dictature des lois ?! Vivement que ce règne arrive…

par Ramona



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