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Faire d'Haiti une destination touristique: impliquons-nous!


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29 Septembre 2015



Les années 50 sont connues comme les belles années de l’essor du tourisme haïtien. Un statut que notre pays avait perdu depuis quelques décennies. Récemment, avec l’administration Martelly, un aller-mieux s’est présenté, avec un Ministère du Tourisme dirigé par une visionnaire, une dame de fer qui désire coûte que coûte, au nom de tout un gouvernement, poser sa pierre dans la reconstruction d’Haïti.

Les actions posés par l’équipe du Ministère du Tourisme œuvrant suivant la vision du gouvernement et les avancées évidentes du secteur ces cinq (5) dernières années témoignent de la volonté manifeste de nos dirigeants de mettre Haïti sous les feux des projecteurs, de redéfinir notre perception haïtienne du tourisme.

Mais cette poussée touristique qui émerge chez nous, est-ce seulement le travail d’un organe du gouvernement ? Qui sont les concernés ? Cette lourde tâche ne devrait-elle pas être exécutée, améliorée par tout un chacun, pour notre bien-être à tous ?

Le tourisme haïtien, c’est l’accueil donné aux étrangers, l’hospitalité de la population, la propreté de nos rues, le bon entretien de nos beaux sites, la valorisation de notre patrimoine matériel et immatériel, des structures pour le divertissement des visiteurs, la création d’espaces de distraction pour les enfants, l’aménagement des parcs naturels, le respect de l’environnement, les bonnes conditions d’hygiène, la sécurité durant tout le séjour, des souvenirs d’Haïti emportés vers le monde…

Le tourisme, c’est aussi les profits du secteur informel, des retombées économiques dans le milieu de l’hôtellerie, de la restauration … . Notre tourisme, c’est l’éloge réitéré à la merveille gastronomique qu’est notre cuisine, notre singulier vaudou, notre compas unique, nos danses captivantes, nos impressionnantes peintures, nos plages paradisiaques, notre nature enchantée.

Le tourisme, c’est surtout la reconnaissance de notre riche culture, de nos rites envoûtants, de nos rythmes entraînants et le partage de notre histoire si particulière, si originale, si inspirante. Le tourisme, c’est la fierté de tout un peuple, le reflet de son âme, la marque de sa présence dans la grande famille humaine, et bien plus encore…

Chaque Haïtien, chaque Haïtienne, dorénavant, a un devoir important pour la promotion du tourisme dans son pays, son chez-lui. Il doit aussi savoir que cette promotion commence par sa propre participation, par du « touris lakay », sa visite personnelle de tout le territoire… pour qu’il ou elle soit capable de parler sans tarir des beautés et valeurs d’Haïti aux étrangers, les intéresser à découvrir la Perle des Antilles.

Car notre tourisme, c’est notre image. La manière dont le monde nous perçoit. C’est aussi le travail des enseignants et éducateurs, qui doivent inculquer à leurs apprenants, les petits écoliers, l’amour inconditionnel de la patrie, le sens du devoir civique et le réflexe de présenter le bon, le bien et le beau de notre nation.

C’est également le devoir des parents et des grands-parents, qui doivent transmettre les riches héritages, le patrimoine immatériel, nos traditions aux enfants.

C’est bien sûr le devoir des jeunes, le souffle inextinguible de la société, qui doivent penser pays avant tout et partout. Et notre large diaspora, qui ne sait que trop bien, « lakay se lakay, pa gen pase lakay », dont majoritairement le plus grand désir est de retourner à l’alma mater, doit s’exiger de bien nous représenter dans ses patries d’accueil et de ne jamais oublier — même pendant un moment — où sont enterrées ses noires racines. La promotion du meilleur d’Haïti doit naturellement faire partie de ses attributions journalières.

Et nos aïeuls, nos grandèt, nos sages des lakou, nos intellectuels ? Il leur revient de parler d’Haïti à la nouvelle génération, de raconter les beaux moments de notre tourisme émergent il y a plus d’un demi-siècle. Si Odette Roy Fombrun, cette doyenne de l’éducation, reine du konbitisme, pense qu’«…il faudrait reproduire chez nous des villages taino ainsi que le mode de vie des Indiens, premiers habitants de l’île, pour attirer des visiteurs… », c’est, selon cette visionnaire, un moyen de mettre en évidence l’importance de notre héritage taino, ces ancêtres de plusieurs d’entre nous. Suivons-la dans ses idées…

Quoi de plus pour que l’étranger se sente dans le feu de l’action de notre si passionnante histoire ? Qu’éprouverait-t-il s’il réalisait que la scène figée qu’il contemple a eu lieu, jadis, exactement à l’endroit où il se trouve ?

« Un milliard de touristes; un milliard de possibilités », c’est le thème de la célébration de la journée mondiale du tourisme en 2015. Plages, soleil, merveilles, histoire unique, gastronomie aux saveurs arc-en-ciel… Nous avons bien plus qu’un milliard de possibilités pour un tourisme florissant ! Nous avons déjà les instruments et la matière première en main, continuons de bâtir un patrimoine touristique qui nous épatera nous-mêmes.

Ayiti se pou tout Ayisyen, annou mete men, kole zepòl, makonnen fòs nou pou touris an Ayiti kontinye rete yon pasyon pou tout etranje. Zafè touris, se zafè tout moun !


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