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Des moments de rêves pour des téléspectateurs nostalgiques


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3 Août 2015



Des moments de rêves pour des téléspectateurs nostalgiques

Richard Devil, l’animateur musical de l’émission télévisée « Moments de rêves » diffusée tous les dimanches soir sur Storm TV, est un mélomane averti. Son émission dominicale permet aux téléspectateurs de vivre à travers la diffusion des vidéoclips des artistes de chez nous ou d’ailleurs,  le passé dans le présent.

Tous les dimanches soir, depuis novembre 2014, les aficionados de la bonne musique regardent sur Storm TV l’émission « Moments de rêves ». Richard Devil, l’animateur, installé confortablement sur une chaise, avec les pieds croisés, sirotant le bon vin, diffuse pendant une heure des chansons rétro pour permettre aux téléspectateurs attentifs et nostalgiques de faire un voyage sous les ailes douces et envoûtantes de la bonne musique. La retransmission en soi retient un peu l’attention. L’aventure a commencé à la fin des années quatre-vingt-dix. Son animateur a coanimé avec Antoine Jeudi sur les ondes de Radio Kiskesya « Dantan prezan. » L’initiative, depuis lors, a suivi son cours. L’on a trouvé tour à tour Richard Devil présentant : « Hier encore », « Souvenirs d’Haïti », et « Moments de rêves » à Télé Éclair, TéléMax, Radio  Télé Timoun et  Storm TV.

« Moments de rêves » proposent aux téléspectateurs de regarder les clips des artistes haïtiens, environ six au total, ils peuvent aussi visualiser ceux des artistes étrangers. L’on peut regarder à travers des images les vedettes de la chanson française, les stars des slows américains, des musiques latines, etc. L’objectif de cette émission, selon Richard Devil,  « c’est de permettre à monsieur tout le monde de se réapproprier les bons souvenirs jetés aux tiroirs des oubliettes ». Mis à part les vidéoclips des artistes Rodrigue Millien, Ansy Dérose, Emeline Michel, Charles Aznavour, Edith Piaf, Ginette Reno, Nelson Ned et tutti quanti, l’animateur en profite pour faire l’historicité des chansons, montre la sincérité, la douce mélancolie qui se dégage à travers les textes et retrace avec sa voix posée l’itinéraire des artistes.

Amoureux de Coupé Cloué, ce sociologue qui dépeint la société haïtienne dans ses chansons, Richard Devil a donné son opinion sur ce que représente la musique dans la vie. Il  pense que « la musique est une thérapie. Elle nous aide à oublier les vicissitudes de la vie ». Il en a aussi profité pour confier au National son état d’âme à l’occasion de la célébration des soixante ans du compas direct. « Plusieurs chanteurs de la musique compas n’ont pas de conviction. Il leur manque l’esprit d’équipe et une certaine conviction. Où est passé le sentiment d’appartenance qui doit les motiver à s’attacher à leur groupe musical ? Prenez l’exemple de Pipo et Réginald Cangé, ils n’ont pas vraiment un groupe fixe. Ils n’ont pas suivi, pour une raison ou pour une autre, l’exemple tracé par les musiciens de Tabou Combo, Tropicana ou Septentrional qui, en dépit des aléas de la vie, sont restés solidaires.

En plus, rien n’est fait pour honorer la mémoire de Nemours Jean- Baptiste, le créateur du compas direct. On valorise l’œuvre mais on oublie l’auteur. Il n’y a pas une rue qui porte le nom de Nemours Jean Baptiste. C’est triste, décevant et révoltant. À la Jamaïque, on a fait de la maison de Bob Marley un musée ; tandis que celle du père de la musique haïtienne abrite une banque de borlette. Quel triste constat ! Mis à part le fait que les grands ténors de la musique haïtienne, Tropicana, Septen, Skah Shah, n’ont pas beaucoup vidéoclipé leurs chansons après plus de cinquante ans dans l’industrie musicale, il faut beaucoup plus de professionnalisme chez nos artistes. »

Par Schultz Laurent Junior
Le National



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