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Dans le Sud-est, les Anses-à-Pitres reçoivent des refugiés


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22 Juin 2015



Dans le Sud-est, les Anses-à-Pitres reçoivent des refugiés

Environ six cents haïtiens viennent de quitter volontairement la République dominicaine pour fuir les agressions des dominicains. Ces citoyens vivent actuellement dans des camps à Tètalo dans la section communale Boucan Guillaume et à Parc Cadeau dans l’entrée des Anses-à-Pitres, selon Ronald Delice, et Frantz Magellan Pierre-Louis, deux des trois membres de la commission de coordination de la Protection civile dans le Sud-est.

« Le département du Sud-est se prépare à recevoir beaucoup plus de gens. Cette semaine une délégation s’est rendue aux Anses-à-Pitres pour identifier les potentiels abris, évaluer leur capacité d’accueil. Cette délégation avait également pour mission de dénombrer les réfugiés présents »  explique le secrétaire général de la délégation du Sud-est, Frantz Magellan Pierre-Louis.

 

La Protection civile envisage de déplacer les 600 réfugiés recensés aux Anses-à-Pitres, sur la frontière haїtiano-dominicaine pour les loger à Thiotte, commune éloignée de la frontière. Selon Frantz Pierre-Louis, cette mesure vise à empêcher la prolifération de camps d’hébergement sur la frontière et à décourager les gens à retourner en République dominicaine.

Les réfugiés ne reçoivent pas encore de support de l’État, cependant la délégation du Sud-est planifie leur accompagnement. Cette semaine, une rencontre sera organisée à l’extraordinaire par la délégation et les directions départementales de l’Administration publique pour  bâtir un  plan d’accompagnement.

La population des Anses-à-Pitres et ces réfugiés

Une partie de la population de la commune des Anses-à-Pitres voit en la présence de ces 600 citoyens, une menace. Cette tranche croit que l’insécurité va connaitre une hausse dans les prochains jours.

« Dès leur arrivée dans la commune, il nous faut 125 Gourdes pour 100 pesos et le prix de tous les produits ont grimpé »,  commente un propriétaire de Disco. Selon Jean Rony, la population a peur de la venue des rapatriés et réfugiés dans sa commune.

« Dans les années 1990 une vague de rapatriés s’est installée dans une zone  aménagée pour eux qu’on appelle « Réfugié ». Sans argent, ni profession, ces gens se sont transformés en producteurs et marchands de charbon de bois. Ils ont déboisé la localité appelée Boukara, se sont lancés dans le vol, maintenant cette zone est synonyme de banditisme, de misère »,  relate Jean Rony.

Celui-ci précise qu’après l’expérience de ces années-là,  la population des Anses-à-Pitres souhaite que leur commune soit tout simplement un lieu de transit pour les rapatriés et réfugiés.

Il aimerait que l’État haïtien donne une réponse politico-économique à la République dominicaine en cessant de commercer avec la RD au profit du renforcement du  commerce avec les autres îles de la Caraïbe et en facilitant le retour de la diaspora haïtien, du monde entier, pour investir dans tous les aspects de la vie sociale en Haïti.



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