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42 % de la population en Haïti, privée d´accès à l’eau potable


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22 Mars 2016

72% de la population sans assainissement adéquat en Haïti
Le manque d’eau entraîne des conséquences sur la santé reproductive et la maternité, informe l’Organisation des Nations unies (Onu).



42 % de la population en Haïti, privée d´accès à l’eau potable
« L´accès à l´eau potable est encore plus limité dans les régions rurales (48%) et aussi chez les personnes les plus vulnérables, incluant les déplacés, les personnes vivant dans l´extrême pauvreté et les personnes affectées par la question migratoire avec la République Dominicaine ».
Par Emmanuel Marino Bruno
P-au-P, 21 mars 2016 [AlterPresse] --- 42 % des habitantes et habitants en Haïti sont privés d´accès à l’eau potable, alors que 72% ne disposent pas d´assainissement adéquat, indique l’Organisation des Nations Unies (Onu), dans une note d’information transmise à AlterPresse.
42% de la population haïtienne n´a toujours pas un accès sûr à l´eau potable, et 7,6 millions d´Haïtiens manquent encore d´installations essentielles pour assurer une bonne santé et la prévention des maladies hydriques, rappelle l’Onu, à l´occasion de la journée mondiale de l’eau, le 22 mars 2016.
La pénurie d´eau et les maladies hydriques, qui sont parmi les causes principales de décès chez les enfants de moins de 5 ans, aggravent la malnutrition infantile, entraînant un frein à leur développement intellectuelle et physique.
L’Onu réaffirme son soutien aux efforts d´Haïti pour développer une politique nationale de l’eau et de l’assainissement, et pour réformer le cadre légal, en se basant sur les droits des citoyennes et citoyens à avoir accès aux services publics d’eau et d’assainissement.
Les femmes, les filles et les jeunes enfants, très vulnérables au manque d’eau
Les femmes, les filles et les jeunes enfants sont les plus touchés par le manque d’accès à l’eau potable, dans un contexte où environ 56% de la population a besoin de plus de 30 minutes de marche pour se procurer de l’eau, déplorent les Nations Unies.
C’est une tâche, majoritairement menée par les enfants et les femmes, qui sont également plus vulnérables au manque d´eau.
Le manque d’eau entraîne des conséquences sur la santé reproductive et la maternité.
« Un accès sûr à l´eau est limité pour 35% de la population habitant dans les zones urbaines (1,7 millions sur les 5 millions de personnes vivant en zone urbaine) et le risque des maladies hydriques reste élevé à cause de la concentration de population », lit-on dans la note de l’Onu.
« L´accès à l´eau potable est encore plus limité dans les régions rurales (48%) et aussi chez les personnes les plus vulnérables, incluant les déplacés, les personnes vivant dans l´extrême pauvreté et les personnes affectées par la question migratoire avec la République Dominicaine », relève également l’Onu.
Les effets multidimensionnels de trois années de sécheresse, exacerbée par le phénomène El Niño, seraient à la base de l’aggravation de cette situation conjoncturelle en Haïti.
Ces effets multidimensionnels ont provoqué, notamment, la perte de jusqu´à 70% des récoltes, l´augmentation des prix des produits alimentaires de base et le manque d’opportunités de travail dans le secteur agricole.
Ces facteurs ont contribué à augmenter le nombre des personnes en insécurité alimentaire en Haïti, soit 3,6 millions, dont 1,5 million souffrant d’insécurité alimentaire sévère, signale l’Onu, soulignant combien le manque d´accès à l’eau aggrave leur vulnérabilité économique, nutritionnelle et sanitaire.
Les Nations Unies appellent les protagonistes nationaux et internationaux « à soutenir la réponse urgente, préparée par Haïti et ses partenaires, afin d’assurer l´accès à l´eau dans les zones les plus touchées par la sécheresse, ainsi qu´une réponse, à moyen et long terme, pour renforcer la résilience des (Haïtiennes et) Haïtiens, à travers une meilleure gestion des ressources et l´adaptation aux phénomènes naturels dont El Niño ».
« Cette nécessaire adaptation inclut des actions de gestion durable de l´environnement, telles qu’une optimisation des systèmes de distribution d’eau agricole et potable, pour réduire les pertes, de meilleures pratiques de stockage et de réutilisation de l´eau, une gestion adaptée des déchets urbains, la réduction de la pollution et des alternatives qui permettent d’arrêter les abattages d´arbres pour la production de charbon », concluent-elles


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